Portishead : Releases >>

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Third  >>

Dummy  >>

On s'est beaucoup gaussé de la crédibilité à inventer une étiquette supplémentaire pour définir cette musique : le trip hop. Encore un truc de journalistes, persiflaient les détracteurs. Il n'empêche. Avec Massive Attack, Tricky et Dummy, le trip hop est la bande-son idéale de la ville dont il est originaire : Bristol, cité fantôme pluvieuse dont Portishead (étape dont le groupe tire son nom), avec ses grues rouillées noyées dans la brume en bout d'estuaire, est le résumé sinon l'unique symbole. Sur Dummy, Portishead invente des rythmes inédits, propices au trip. En écoutant "Sour Times" et "Glory Box", une sourde léthargie envahit, initiée par des tempos sous Tranxène à nuls autres pareils. Ici, on est loin de l'hystérie des breakbeats poussifs. Portishead préfère les routes de campagne où il fait bon prendre son temps aux circuits de F1 où l'on tourne en rond à toute berzingue. Mystérieuse et fascinante, l'ambiance un chouilla dépressive de Dummy est l'écrin parfait pour la voix tristement alanguie de Beth Gibbons portée par la pertinence des samples de Geoff Barlow. D'une rare sensualité, Dummy ne doit pas uniquement être l'apanage des âmes solitaires. --Philippe Robert

Roseland New York Live  >>

Dans la lignée des deux albums du groupe, Pnyc est un live enregistré au Roseland Ballroom de New York à la fin de l'été 1997 en compagnie d'un orchestre symphonique. Évocateurs d'un spleen trip-hop, ces quatorze morceaux, longs et langoureux, donnent à entendre la voix douce amère de Beth Gibbons et les arrangements, perfectionnistes à souhait, de Geoff Barrow, maître à penser de cette formation à géométrie variable. "All Mine", "Sour Times" ou "Cowboys" ressortent grandis de cette prestation live, peu courante chez Portishead, ce qui en fait donc un disque rare à tous les sens du terme. --Florent Mazzoleni

Portishead  >>

Avec ce deuxième album, Portishead évite l'écueil de la redite. Le groupe de Bristol peaufine ses ambiances lugubres. Le moog, le Rhodes et la voix fantomatique de Beth Gibbons règnent toujours en maîtres mais ils côtoient des cuivres, un violon et d'autres voix. Les samples sont plus discrets, les rythmiques plus chaloupées et les influences évoluent : les Portishead revendiquent même celle du groupe expérimental des années soixante The United States Of America. On peut y voir une preuve de plus de leur volonté de ne pas en rester aux lieux communs d'un genre qu'ils ont pourtant contribué à créer : le trip-hop, qui se contente trop souvent de combiner des rythmes hip-hop et des samples inquiétants. --Hubert Deshouse

Third  >>

Dummy  >>

On s'est beaucoup gaussé de la crédibilité à inventer une étiquette supplémentaire pour définir cette musique : le trip hop. Encore un truc de journalistes, persiflaient les détracteurs. Il n'empêche. Avec Massive Attack, Tricky et Dummy, le trip hop est la bande-son idéale de la ville dont il est originaire : Bristol, cité fantôme pluvieuse dont Portishead (étape dont le groupe tire son nom), avec ses grues rouillées noyées dans la brume en bout d'estuaire, est le résumé sinon l'unique symbole. Sur Dummy, Portishead invente des rythmes inédits, propices au trip. En écoutant "Sour Times" et "Glory Box", une sourde léthargie envahit, initiée par des tempos sous Tranxène à nuls autres pareils. Ici, on est loin de l'hystérie des breakbeats poussifs. Portishead préfère les routes de campagne où il fait bon prendre son temps aux circuits de F1 où l'on tourne en rond à toute berzingue. Mystérieuse et fascinante, l'ambiance un chouilla dépressive de Dummy est l'écrin parfait pour la voix tristement alanguie de Beth Gibbons portée par la pertinence des samples de Geoff Barlow. D'une rare sensualité, Dummy ne doit pas uniquement être l'apanage des âmes solitaires. --Philippe Robert

Dummy  >>

On s'est beaucoup gaussé de la crédibilité à inventer une étiquette supplémentaire pour définir cette musique : le trip hop. Encore un truc de journalistes, persiflaient les détracteurs. Il n'empêche. Avec Massive Attack, Tricky et Dummy, le trip hop est la bande-son idéale de la ville dont il est originaire : Bristol, cité fantôme pluvieuse dont Portishead (étape dont le groupe tire son nom), avec ses grues rouillées noyées dans la brume en bout d'estuaire, est le résumé sinon l'unique symbole. Sur Dummy, Portishead invente des rythmes inédits, propices au trip. En écoutant "Sour Times" et "Glory Box", une sourde léthargie envahit, initiée par des tempos sous Tranxène à nuls autres pareils. Ici, on est loin de l'hystérie des breakbeats poussifs. Portishead préfère les routes de campagne où il fait bon prendre son temps aux circuits de F1 où l'on tourne en rond à toute berzingue. Mystérieuse et fascinante, l'ambiance un chouilla dépressive de Dummy est l'écrin parfait pour la voix tristement alanguie de Beth Gibbons portée par la pertinence des samples de Geoff Barlow. D'une rare sensualité, Dummy ne doit pas uniquement être l'apanage des âmes solitaires. --Philippe Robert

Magic Doors  >>

Glory Times  >>

Pync  >>

Dans la lignée des deux albums du groupe, Pnyc est un live enregistré au Roseland Ballroom de New York à la fin de l'été 1997 en compagnie d'un orchestre symphonique. Évocateurs d'un spleen trip-hop, ces quatorze morceaux, longs et langoureux, donnent à entendre la voix douce amère de Beth Gibbons et les arrangements, perfectionnistes à souhait, de Geoff Barrow, maître à penser de cette formation à géométrie variable. "All Mine", "Sour Times" ou "Cowboys" ressortent grandis de cette prestation live, peu courante chez Portishead, ce qui en fait donc un disque rare à tous les sens du terme. --Florent Mazzoleni