PJ Harvey : Releases >>

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White Chalk  >>

Rid Of Me  >>

Uh Huh Her  >>

Stories From The City, Stories From The Sea  >>

Stories From The City, Stories From The Sea s'inscrit moins comme un album de rupture que comme celui d'une continuité logique. Il a fallu plus d'un an passé à New York pour que PJ Harvey ressource son songwriting au feu des lumières de la ville, brisant par la même occasion la routine d'une vie partagée entre la route et sa ferme du Dorset. Ce qui d'emblée frappe, c'est la voix qui a gagné en maturité ce que la musique est loin d'avoir perdu en énergie. Car PJ reste fidèle à l'électricité du rock et "A Place Called Home", pour ne citer que ce titre, rappelle l'époque de Dry. Harvey a travaillé le chant et si la colère continue de bouillonner, c'est intériorisée et contenue qu'elle trouve ici à s'exprimer au travers de chansons produites avec le fidèle Rob Ellis et Mick Harvey, ex-Bad Seeds, comme en compagnie de Thom Yorke de Radiohead sur le sublime "This Mess We're In". Entre ville et campagne, urgence et sérénité, ce brûlot, sitôt paru sitôt classique, rassure sur l'état de santé du rock à guitares et offre sur un plateau à PJ Harvey la place de Patti Smith autrefois : celle, symbolique, de pythie sonique rayonnante. --Hervé Comte

4 Track Demo  >>

Is This Desire  >>

Au côté de Tori Amos, PJ Harvey compte parmi les plus merveilleuses déjantées du rock au féminin. Héritière de Patti Smith pour la passion, muée par une inspiration débordante qui la pousse à de multiples collaborations, la petite Anglaise signe son album le plus accessible. Entre le folk délicat de "Angeline", la brutalité aride de "Sky Lit Up", la presque pop de l'inquiétant "A Perfect Day Elise" et la pureté dépouillée de "Electric Light", PJ brouille les pistes, zigzaguant d'une envie musicale à une autre, refusant d'être classée dans un genre précis. Sa voix sonne ici avec plus d'assurance que précédemment, ses textes sont de purs moments de poésie échevelée, à la fois naïfs, matures et nimbés de mystère... comme leur auteur. -- Isabelle Chelley

Dry  >>

Mission Impossible 2  >>

Diffusé le 17 septembre 1966, Complot à Santa Costa fut le premier des 171 épisodes de cette série mythique créée par Bruce Geller. Vous fredonner le générique composé par Lalo Schifrin sur cette allumette qui enflamme la mèche au milieu de votre téléviseur serait un véritable affront, n'est-ce pas ? La mode, la nostalgie et les dollars ont adapté les souvenirs de notre adolescence. Mission : Impossible 2, c'est Tom Cruise et John Woo et c'est aussi une sacrée bande originale de film ! D'abord le thème de la série, électrifié et trituré par Limp Bizkit, miam, miam ! Ensuite, le titre "I Dissapear" créé par Metallica - j'adore le plan gratte de Kirk et les arrêts de la bande multipiste entre le pouce et l'index ! Et puis, il y a la version turbo du "Have A Cigar" de Pink Floyd par les Foo Fighters et Brian May. Quant au reste, vous le découvrirez vous-même. En tout cas, bonne escalade ! --Francis Zeguth

The Peel Sessions 1991-2004  >>

To Bring You My Love  >>

P.J. Harvey ne cherche pas à séduire. Pourtant, on vient à sa musique comme attiré par un magnétisme animal, cette mise à nu qu'elle opère dans ses chansons. Ce troisième album poursuit et étend le territoire découvert par les précédents au-delà du punk blues d'écorchée vive qu'elle a sublimement pratiqué jusque-là. L'écoute au casque s'avère une expérience étonnante. Polly Jean Harvey a truffé chaque côté de crissements, de stridences et d'incongruités grinçantes comme autant de colifichets sonores. Ils vont habiller de façon surprenante des histoires issues de l'imagerie des blues ("Long Snake Moon", "Down By The Water"). Sa voix se fait enfantine sur "Working For The Man" ou barbare sur "I Think I'm A Mother", tout en restant intrigante et sans jamais totalement livrer ses mystères. On pense à un croisement entre Patti Smith, l'égérie punk new-yorkaise, et Nick Cave, le prince des ténèbres d'Australie. Il n'en reste pas moins que To Bring You My Love est un album bouleversant parce qu'il livre toute l'intimité tourmentée d'une artiste au bord du gouffre, qui a su l'exprimer en musique. --José Ruiz