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Au sein de la florissante scène belge, K's Choice fait sans aucun doute figure de partie émergée de l'iceberg. Depuis ses débuts à l'aube des années 90 et sur la base du succès international de leurs deux précédents opus Paradise In Me et Cocoon Crash, le quintet a acquis un statut d'ambassadeur que ne risque pas de démentir ce Almost Happy. Un quatrième album qui, selon la formule consacrée, apparaît comme celui de la maturité. On y retrouve tous les ingrédients déjà brassés par le tandem de tête que constituent Gert et Sarah Bettens et qui sont cette fois-ci parvenus à l'onctuosité parfaite pour leur traditionnel mélange pop/rock. L'âge de raison, c'est aussi savoir être moins démonstratif, cet album y parvient également en jouant sur une incroyable nuance mélodique servie par une production impeccable. Sa teneur globale, mélancolique et très personnelle, invite simplement l'auditeur au partage de cette intimité, que relaie admirablement la singulière voix de Sarah. --Fabrice Courdan
Tout le monde ne peut pas tirer 18 bonnes chansons de son répertoire, de quoi faire un best of. Même au bout de 10 ans de parcours. Les K's Choice, si. Nous avons là tous les singles du groupe, des raretés et même un inédit pour se mettre en condition dès l'ouverture du disque. "Losing You", cette nouvelle chanson du gang belge donne une idée du futur K's Choice. Une lenteur mesurée, des guitares acérées, et la voix de Sarah Bettens qui guide l'harmonie de la seconde voix, celle de son frère Greg, vers un refrain capiteux. Et un chorus grinçant. En plus des titres repérés dans les 5 albums du groupe, la sélection inclut 2 faces B, dont la douce mélodie de "Little Man" – parue en 1995 –, et la paisible ballade "Until I'm Fine", au texte fait de fragilité et de confiance. Et puis, en 1999, K's Choice apparut dans "Buffy contre les vampires" et la chanson qu'ils interprétèrent pour cet épisode apparaît ici, une envoûtante rêverie nommée "Virgin State Of Mind", et peut-être la plus réussie de tout le disque. Qui ne manque pas de pépites, de "Not An Addict" à "The Ballad Of Lea Paul", compositions qui demeurent des repères dans le parcours sans faute du duo belge. --José Ruiz