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Janet Jackson ne bénéficie que d'un prestige limité auprès des amateurs de soul, funk et rap purs et durs. Pourtant, ils seraient probablement bien inspirés d'aller y jeter une oreille. Et attentive, l'oreille. Car du milieu des années 80 à la fin des années 90, c'est le sans-faute. Si l'on exclut ses deux premiers albums réalisés au début des 80's, d'ailleurs pas compilés sur Design Of A Decade 1986 - 1996 et où elle n'avait pas encore trouvé sa voie, Control, Janet Jackson's Rhythm Nation 1814 et Janet sont tous incontournables et ouverts aux avancées de la musique noire. On retrouve ici "Miss You Much", "Escapade", "Black Cat", "Again", tous indispensables. Production impeccable signée Jimmy Jam et Terry Lewis, participation du rappeur Chuck D. de Public Enemy, funk musclé : il y a du Prince chez Janet Jackson. --Hervé Comte
Dans la catégorie résurrection des icônes de la pop, Janet Damita Jo Jackson s'impose aux cotés de George Michael. Trois ans après All For you, la diva qui n'a pas toujours su éviter les démonstrations embarrassantes d'arrangements pyrotechnique, opère un retour gagnant. Accompagné des fidèles Jimmy Jam et Terry Lewis (tandem aux manettes pour Mariah Carey, Mary J Blige ou Michael Jackson), elle donne à son 8e album studio, un classique du R&B, de sympathiques couleurs eighties. Sa formule pop-soul, sexy et inventive, ici truffée de cuivres sur "Damita Jo" et autres tablas dans "Sexhibitions" se fait tripoter par une flopée de producteurs renommés dont Kanye West (Jay-Z, Alicia Keys) et Dallas Austin (Madonna, Kelis, Pink ou TLC). Et suivant l'exemple de la Ciccone, Janet Jackson a choisi les frenchies des Telepopmusik pour booster ce groove unique. --Sabrina Silamo
Chaud devant : la soeur cadette de Michael, si elle a de qui tenir côté filiation, est plus extravertie que son frère. Entre Madonna (qu'elle rappelle par ses provocations et sa réussite à une époque où la parité n'est pas de mise) et Prince (dont elle pourrait être un équivalent en jupons, la mégalomanie et le génie tourmenté en moins), elle n'hésite pas l'ombre d'une seconde à exhiber sa sexualité dans des hits (et des clips) torrides. Produit par Jimmy Jam et Terry Lewis qui commencèrent à façonner le son de Janet à partir de son troisième album, l'excellent Control sorti en 1986, Janet distille un funk échevelé où le rappeur Chuck D. de Public Enemy vient pousser la chansonnette. "Again" et "That's The Way Love Goes" sont des hits. Authentique chanteuse noire engagée (elle a participé au film "Poetic Justice" avec Tupac), ses disques sont moins connus que ceux de son frère mais n'en demeurent pas moins aussi indispensables que l'inusable Thriller. --Hervé Comte
Septième album de la Madonna noire qui enfonce encore un peu plus loin le clou de son personnage de femme de tête mûre à la sexualité débridée qui a fait son succès international, le généreux et bien nommé All For You puise une fois encore dans le même terreau le secret de sa réussite. Epaulée par le fidèle duo de Minneapolis d'anciens partenaires de Prince Jimmy Jam et Terry Lewis, Janet Jackson s'offre également la collaboration non négligeable du poids lourd Rockwilder ("Feels So Right"). C'est toutefois du côté du R&B le plus classique teinté de funk qu'il faudra plonger pour ramener quelques perles dont le single "All For You" et l'architubesque "Doesn't Really Matter". Quant aux amateurs de bonne vieille soul, c'est du côté d'une ballade sensuelle comme "Truth" qu'ils squatteront. Dans le genre : une complète réussite, que les fans sauront goûter à sa juste valeur. --Hervé Comte