Macy Gray : Releases >>

Information provided by Amazon.fr

The Id  >>

Ally McBeal - A Very Ally Christmas  >>

Big  >>

On How Life Is  >>

8 Mile [explicit lyrics]  >>

Film événement qui propulse enfin la féroce poésie musicale de la rue sur le devant de la scène cinématographique, 8 Mile n'est pas un simple dérivé à la gloire de sa star, ni même une opération promotionnelle juteuse destinée à renforcer sa popularité. Eminem n'a pas besoin du film de Curtis Hanson pour exister, et cette irrésistible ascension vers le succès et la reconnaissance, partiellement inspirée de son itinéraire, sert plutôt de miroir au chanteur devenu acteur. Le charisme de l'un répond au magnétisme de l'autre à travers un cocktail explosif où le rap ne sert pas de faire-valoir, mais se paye un conte moderne sur grand écran. Preuve que la star a tout compris au cinéma et au business, il crève l'écran sans jamais appuyer son jeu, jouant la carte de la sobriété en réservant ses prestations musicales au show final. De la même façon, les deux volumes opulents de la BO ne sont pas un succédané de ses tubes, ni même un nouvel album caché, mais bien une musique inspirée par et tirée du film, où les titres d'Eminem sont d'autant plus mémorables qu'ils sont rares et percutants, immédiatement reconnaissables à leur style puissamment nonchalant. "Lose Yourself", "8 Mile", "Rabbit Run" et "Love Me" (avec Obie Trice et 50 Cent), autant de chants incantatoires qui balayent hésitations et réticences d'un seul geste débordant de verve et de tension, à l'image du regard perçant de cet acteur né. À ces rengaines syncopées s'ajoutent notamment le son énorme de 50 Cent ("Places To Go", "Wanksta") et la voix enjôleuse de Macy Gray ("Time Of My Life") sur le premier disque, Mobb Deep et Method Man sur le second, extension réjouissante qui propose le meilleur du hip-hop en 1995. --Alexis Morain

The Very Best of Macy Gray  >>

The Trouble With Being Myself  >>

Pour ce troisième album concocté avec Dallas Austin, producteur d'Atlanta célèbre pour ses collaborations tous azimuts, de Björk à Michael Jackson ou de TLC à Pink, Macy Gray ne s'écarte guère du chemin qui l'a mené au succès. Même si quelques collaborateurs insolites, tels Beck à la guitare et le rappeur Pharoahe Monch au micro sur "It Ain't the Money" (titre que Prince ne dédaignerait pas), s'en mêlent, cette éternelle midinette reste fidèle au groove old-school de Sly Stone. Sa voix unique se love toujours dans d'harmonieuses ballades soul ("Speechless", "She Ain't Right for You" ou "Jesus for A Day" ) contaminées par de frénétiques fanfares funky ou le chœur énergique de ses propres enfants ("Happiness"). Elle s'épanche sans rien omettre des détails d'une enfance perturbée par les infidélités de ses parents, traitée façon ska, "My Fondest Childhood Memories", des plaisirs du sexe et de ses envies de revanche sur de dangereuses rivales. Efficace et coutumier. --Sabrina Silamo

Big  >>

Trouble In Shangri-La  >>

Chicago [Music from the Miramax Motion Picture] [SACD]  >>

Résurgence brillante et réjouissante de la comédie musicale pure souche, tendance Bob Fosse (Cabaret) et John Kander (New York, New York), Chicago renaît à la lumière de ses actrices rayonnantes (Renée Zellweger et Catherine Zeta-Jones) dont la beauté et la spontanéité, alliées à un don réel pour le chant, font merveille. Musicalement parlant, le succès fantasmatique de John Kander et Fred Ebb représente ce qui se fait de mieux en termes d'éclat et de lascivité, d'insouciance et de sensualité. L'adaptation électrisante de Rob Marshall permet de replonger au cœur de ces tableaux jouissifs qui regorgent de rythmes nonchalants et de mélodies tendancieuses, renouant idéalement avec la moiteur brumeuse du cabaret, la perversité du Chicago irrévérencieux et cynique des années 20. Le fameux "Cell Block Tango" repousse très loin les limites de la convenance, pour notre plus grand plaisir, et trouve un écho soul/funk/hip-hop avec la reprise de Queen Latifah, Lil'Kim et Macy Gray. Loin d'être un faire valoir, la musique originale de Danny Elfman, sexy, entraînante et sarcastique à souhait, se fond dans la partition initiale. Anastacia et son "Love is Crime" ferment la marche. --Jean-Christophe Arlon